Comment préparer son entretien oral en école de commerce (et le réussir) !

Après les concours écrits, les candidats « admissibles » devront se rendre dans les écoles de leur choix pour passer l’oral, c’est cette épreuve qui leur permettra d’être véritablement « admis » ! Et de loin, car l’oral dispose généralement d’un coefficient tellement important, qu’il peut à lui seul faire décrocher le concours à un candidat moyen aux écrits, et inversement faire perdre la place à un bon candidat. Alors que les épreuves écrites permettent de déterminer le niveau académique des étudiants, l’épreuve orale a une toute autre fonction et n’est pas là pour tester vos connaissances (ou très peu) ; avec cet exercice les écoles cherchent à déceler la personnalité et les qualité humaines du candidat. Autrement dit ici les écoles ne cherchent pas à connaître la bonne réponse, inutile d’essayer de deviner ce que le jury a envie d’entendre ou à donner des réponses stéréotypées « propres et lisses » en se conformant aux standards.

Une prépa, un bac+2, éventuellement un stage, fan de série, de voyages… Oui, mais il s’agit d’éléments que partagent des milliers de candidats. Etudes identiques, mêmes CV, lettres de motivation qui se ressemblent toutes. Tous les jurys entendront cette même réponse « Votre école m’attire depuis toujours, pour sa réputation, l’international etc. » un discours déjà entendu des milliers de fois, le fond reste creux.

Voici quelques pistes pour réussir son entretien ;
– S’informer (vraiment) sur l’école, sur la ville. C’est un minimum !
– Préparer une rapide introduction pour aider à se lancer, cela permet de ne pas laisser un « gros blanc » dès le départ qui mettra le candidat dans de mauvaises dispositions, notamment si un jury (un peu dur) démarre par ceci « Par quoi voudriez-vous commencer ? De quoi voudriez-vous parler ? ».
– Ne pas hésiter à orienter la discussion vers un sujet précis : une passion, un projet quel qu’il soit. Tout en évitant les banalités : il faut préciser le propos, « j’aime le cinéma » sans plus d’explications ne suffira pas.
– Préparer ses qualités et défauts, grand classique des entretiens et certaines écoles le pratiquent également.
– Être au courant des dernières actualités pour prouver son ouverture et votre culture générale
– Éventuellement se projeter sur un métier ou un secteur d’activité (si cela est vrai). A noter que ne pas avoir de projet professionnel (comme beaucoup d’étudiants) n’est pas un problème.
– A la fin de l’entretien, poser une ou deux questions peut aussi faire la différence. A défaut, demander l’activité professionnelle du jury pour « aider à se projeter » peut faire office de conclusion.
– Quelques questions « piège » : Êtes-vous ambitieux, persévérant ? Acceptez-vous facilement les compromis ? Qu’est-ce qui vous énerve le plus ? Aimez-vous la routine ? Qu’avez-vous réalisé d’exceptionnel ? Réfléchissez-vous longtemps avant de prendre une décision ? Quel est votre plus gros échec ? etc. Ici le mieux est d’être honnête sinon le risque est d’être pris à son propre piège en échangeant, néanmoins mieux vaut rester positif.

Nicolas Arnaud, directeur du Programme Grande Ecole à Audencia, indique notamment qu’il apprécie « les admissibles qui ont le sens de la répartie, qui savent faire des choix et ont un soupçon d’audace », en revanche « le manque d’humour, d’ambition et de connaissance de soi » sont des points négatifs selon lui.

Il faut se démarquer pour rendre sa candidature unique ! Originalité ne veut pas dire se mettre à danser devant le jury, non. L’originalité est ce petit quelque chose qui dit : « Tiens cette personne a une super histoire, une approche différente, un projet de vie intéressant… », quelque chose qui donne envie de l’avoir dans l’école. Bien que l’entretien oral est anxiogène et stressant pour de nombreux candidats, il suffit de rester soi-même : il faut oser parler de soi et de ses aspirations, être honnête, spontané(e). Le jury n’a aucun mal à entendre qu’un candidat a des défauts, des doutes, c’est humain ! Au contraire, l’arrogant qui sait déjà tout à 20 ans et n’a aucun défaut… inquiète et laisse planer le doute.

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