D’après une étude du Crédoc (Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie) de 2020, l’environnement était en tête des préoccupations chez les 18-30 ans (32%) et le changement climatique était ce qui inquiétait le plus les jeunes en 2019.

Cette prise en compte environnementale s’est manifestée récemment avec la montée des partis écologistes lors des dernières élections, ou bien encore lors de « l’Affaire du siècle », recours inédit en France portée par 4 organisations de protection de l’environnement qui ont attaqué l’État français et les gouvernements pour avoir mis trop de temps à agir contre le changement climatique.

Bref, les Français ont envie de passer à l’action et de s’engager au quotidien dans des projets éco-responsables concrets en faveur de la transition écologique. Et pour les jeunes, les premiers prescripteurs pour leur donner envie de s’engager et d’agir ce sont leur famille ET leur école.

Cela prouve bien le rôle que l’école a à jouer, en complément de celui de la famille, pour encourager et motiver les étudiants à s’investir dans la cause écologique.

Les écoles supérieures de commerce ont ainsi lancé un nombre croissant d’initiatives pour se réinventer et s’adapter aux nouveaux besoins sociaux, intégrer dans leur stratégie les enjeux de transition écologique, signer des partenariats avec des organisations telles que le think tank The Shift Project et créer des formations tournées autour de l’environnement et de l’écologie pour répondre aux attentes de leurs étudiants.

Les étudiants et anciens diplômés ont également pris les devants et mis en place des actions fortes pour montrer leur engagement et leur préoccupation sur le sujet, et impulser le changement.

En septembre 2018, à l’appel du collectif Pour un réveil écologique, ils étaient ainsi plus de 32 000 étudiants à signer le Manifeste pour un réveil écologique, afin d’exprimer leur volonté de « prendre [leur] avenir en main » en trouvant un employeur réellement engagé dans la transition écologique et leur permettant d’intégrer les enjeux écologiques dans leur quotidien et leurs métiers.

Les étudiants mettent également en place des actions dans le but de mettre la pression à leur école et les amener à repenser leurs enseignements. Une lettre ouverte a ainsi été publiée en janvier 2021, signée par plus de 2 000 étudiants et anciens d’HEC Paris afin de dénoncer l’absence des sujets écologiques et sociaux dans les cours de leur école de commerce.

Des diplômés d’Audencia ont également créé l’association Les égarés du canapé. Celle-ci a pour but de suivre des anciens diplômés de l’école, installés aux quatre coins du monde, et mettre en lumière, via des interviews filmées et des publications sur les réseaux sociaux, les actions qu’ils entreprennent au quotidien pour relever les défis écologiques et sociaux actuels. Une belle action pour montrer que l’engagement se poursuit après la sortie de l’école.

De nombreuses initiatives qui montrent bien le réveil des consciences et le besoin des écoles de commerce de former les jeunes générations afin de les préparer et les sensibiliser aux enjeux actuels environnementaux et sociaux.

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