Les écoles de commerce embauchent des employés dédiés aux classements

Dans la mesure où les classements des écoles sont toujours autant scrutés par les étudiants (pour leur choix d’école) et les recruteurs (pour leur choix de candidats et l’actualisation des éventuelles grilles de salaires), Neoma Busines School vient d’annoncer la nomination d’une responsable des classements, Ibtissam Gueddi, qui occupait déjà un poste équivalent à l’ESSEC ! Comme quoi, les écoles même les plus prestigieuses prennent ce sujet très au sérieux.

La mission de cette « madame classements » sera de comprendre et d’analyser les choix stratégiques de l’école pour s’assurer des impacts (positifs ou négatifs) que cela aura sur les classements. De manière plus opérationnelle, son rôle sera aussi de collecter puis compléter les questionnaires des magazines français (L’étudiant, Le Figaro, Le point, Le parisien) et internationaux (Financial Times notamment). Parmi les principales questions on peut noter notamment les effectifs, les budgets, la durée des stages, l’international, les accréditations, salaires diplômés etc. Autant de critères totalement quantitatifs au bénéfice des grandes structures, d’où les récentes fusions d’écoles telles que Neoma (anciennes ESC Rouen et ESC Reims). Pour autant quantité rime t-elle avec qualité, c’est ce que l’on tente de vous expliquer à travers cet autre article « se fier aux classements » ?

Cette nomination arrive dans un contexte où l’école, malgré sa fusion entre 2 excellentes écoles en 2013, semble perdre peu à peu quelques places.

Si on regarde de plus près les résultats de Neoma, voici ce que l’on retient en 2017 ;

  • Le point : 13e (= à 2016)
  • Financial Times : 10e en France (= à 2016), 50e en Europe (+3 points vs 2016)
  • Le Figaro : 14e (-2 points vs 2016)
  • L’étudiant : 12e (+1 point vs 2016)

Si on remonte quelques années en arrière en 2010 avant la fusion, on constate en effet que l’école a perdu quelques places puisque les ESC Reims et Rouen se situaient plutôt dans ce que l’on appelle le « top 10 » et « les Ecricomes » (groupe des très bonnes écoles provinciales, qui a perdu un peu de son éclat de nos jours) ;

  • Le point : 9-10e
  • Financial Times : 9-10e
  • Le Figaro : 11e
  • L’étudiant : 9e

On se rappelle même dans les premiers classements apparus à la fin des années 1980, que l’ESC Reims notamment culminait parfois à la 6e place au coude à coude avec l’EDHEC.

Alors comment justifier ce léger recul dans les classements : Baisse réelle de niveau ? Néoma progresse mais moins vite que d’autres écoles (Grenoble, Toulouse Business School, Skema, Rennes School of Business, Iéseg…) ? Attractivité géographique (Rouen-Reims) moindre ? Ce sera là la mission de cette nouvelle responsable.

Et vous, qu’en pensez-vous ? 

2 pensées sur “Les écoles de commerce embauchent des employés dédiés aux classements

  • 14 mai 2017 à 9 h 51 min
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    Personnellement je pense que NEOMA ne pourra tout simplement rien y faire et que cela est principalement liée à leurs villes d’implantation. Avant l’ESC Reims était reconnue comme l’une des meilleures, mais lorsque ce n’est plus le cas et qu’elle devient au même niveau que les écoles de milieu de classement, à choisir les étudiants préfèrent aller dans le Sud ou dans une ville à priori plus étudiante (SKEMA Lille ou Nice, KEDGE Bordeaux ou Marseille, Toulouse BS…) que Reims. Ecricome aurait dû fusionner toutes ses écoles lorsqu’elles étaient encore identifiées comme les meilleures provinciales.

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